Accord dit « de 99 ans » : l’abbé Donatien Nshole éclaire la position de la CENCO et défend Monseigneur Fulgence Muteba

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L’accord qualifié par certains de « contrat de 99 ans » est devenu un sujet majeur de controverse politique et sociale en RDC. Alors que des responsables et analystes accusent Monseigneur Fulgence Muteba d’avoir tenu des propos inexacts sur la durée de cet engagement, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), par la voix de son secrétaire général, appelle à dépasser les attaques personnelles pour s’attarder sur le fond du dossier.
Pour l’abbé Donatien Nshole, deux articles de cet accord méritent une attention particulière. Le premier évoque l’existence d’éléments annexes, dont le contenu demeure inconnu du grand public. « Le gouvernement congolais ne les a jamais publiés », déplore-t-il, y voyant un sérieux déficit de transparence dans la gestion d’un dossier d’intérêt national.

Le deuxième article insiste sur la confidentialité de certaines dispositions. Une mention qui, selon l’Église catholique, laisse entendre l’existence de clauses sensibles, inaccessibles à la population et potentiellement même au Parlement. Pour la CENCO, cette opacité est incompatible avec les principes de redevabilité et de bonne gouvernance.

Réagissant aux accusations portées contre Monseigneur Fulgence Muteba, l’abbé Donatien Nshole rappelle le rôle particulier de l’Église catholique dans la société congolaise. Il souligne que l’institution dispose de sources multiples et crédibles, sans jamais en révéler l’origine, à l’image du secret de confession. Une manière de défendre la crédibilité et la bonne foi de l’archevêque de Lubumbashi.

Sur la question de la durée de l’accord, le secrétaire général de la CENCO relativise la polémique autour du chiffre de 99 ans. Pour lui, tout accord comporte nécessairement une durée, qu’elle soit déterminée ou indéterminée.

Il invite ainsi le gouvernement à dissiper toute ambiguïté en rendant publique la durée réelle et complète de l’engagement, au lieu de se limiter à des démentis verbaux.
Enfin, l’abbé Donatien Nshole établit un parallèle avec le passé, rappelant que la CENCO avait déjà dénoncé le caractère léonin de l’accord sino-congolais, une position qui avait alors été saluée par certains acteurs politiques aujourd’hui au pouvoir. Pour l’Église, la répétition de tels schémas nourrit la méfiance et renforce les interrogations légitimes de la population.

Dans ce contexte, la CENCO estime que les Congolais risquent de ne jamais connaître les véritables clauses de cet accord, pourtant déterminant pour l’avenir du pays. Elle appelle à plus de clarté, de transparence et de respect du droit à l’information dans la gestion des affaires publiques.

La Rédaction 
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