À ceux qui nourrissent encore l’espoir d’une quelconque révolution portée par l’AFC/M23, il est temps d’ouvrir les yeux. Derrière le vernis du discours politique se cache une réalité autrement plus brutale.
Sous l’impulsion de Corneille Nangaa, l’Alliance Fleuve Congo / M23 tente de se présenter comme une alternative politique crédible. Mais aucun mouvement véritablement révolutionnaire ne brûle un hôpital, n’attaque un convoi humanitaire ni ne maltraite la population au nom de laquelle il prétend se battre.
Dans l’Est de la République démocratique du Congo, les faits sur le terrain contredisent frontalement la rhétorique de “libération”. Les populations civiles, déjà éprouvées par des décennies d’instabilité, continuent de payer le prix fort : déplacements forcés, insécurité chronique, paralysie des activités économiques et humanitaires.
Le contraste entre le discours politique et la réalité observable révèle une profonde imposture. Une révolution authentique libère, protège et élève. Elle ne terrorise pas, ne détruit pas les infrastructures sanitaires et ne compromet pas l’assistance humanitaire destinée aux plus vulnérables.
Le peuple congolais, lui, n’est pas dupe. Il distingue de plus en plus clairement la différence entre une cause légitime et une entreprise de domination masquée sous les habits du changement.
L’histoire enseigne que les mouvements fondés sur la contrainte et la violence finissent toujours par dévoiler leur véritable nature. Dans l’Est de la RDC, l’heure n’est plus aux illusions : la paix durable ne naîtra ni de l’intimidation ni de la destruction, mais d’un engagement sincère en faveur de la sécurité, de la justice et de la dignité des populations.
Rédaction
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