Le message est sans ambiguïté : Corneille NANGAA et ses compagnons ne prendront pas part au dialogue national.
À travers différentes prises de position publiques, de nombreux Congolais expriment un refus catégorique à toute participation de l’ancien président de la CENI au processus de dialogue accepté par le Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI.
• Non au dialogue avec ceux qui ont choisi les armes contre leur propre peuple.
• Non à la négociation avec une rébellion perçue comme motivée par des intérêts personnels.
• Non à la légitimation politique d’un homme accusé d’avoir tourné le dos à la République.
Une ligne rouge : les armes contre la Nation
Pour une large frange de l’opinion, le recours à la violence disqualifie d’office toute prétention à s’asseoir autour de la table des discussions institutionnelles. Le dialogue, soutiennent-ils, ne peut devenir un mécanisme de récompense pour ceux qui ont opté pour la confrontation armée.
Dans une vidéo largement relayée, l’ambassadeur Jean Thierry MOSENEPWO affirme relayer ce qu’il qualifie de «volonté populaire» : selon lui, Corneille NANGAA ne peut être considéré comme un acteur politique légitime du dialogue national.
Accusations lourdes et rejet politique
Jean Thierry MOSENEPWO avance que la démarche de Nangaa serait motivée par des frustrations liées à la perte de son poste à la tête de la CENI ainsi qu’à des intérêts économiques, notamment dans le secteur minier. Il évoque également un audit relatif à la gestion des fonds électoraux, laissant entendre que l’ancien responsable chercherait avant tout à se prémunir contre d’éventuelles poursuites judiciaires.
Sur le plan politique, ses détracteurs vont plus loin. Ils l’accusent d’avoir pactisé avec des forces étrangères hostiles à la République démocratique du Congo, ce qui, à leurs yeux, constitue un acte de trahison nationale.
Le spectre du tribalisme
Autre grief avancé : l’instrumentalisation des clivages identitaires.
Mosenepwo rejette fermement tout discours susceptible de fragmenter davantage le tissu national, estimant que la cohésion du pays ne peut être sacrifiée sur l’autel d’ambitions personnelles.
On ne négocie pas avec les armes
La position défendue par ces voix se résume en une formule :
on ne négocie pas avec celui qui a choisi les armes contre ses frères.
Dans un contexte sécuritaire déjà fragile, la question de la participation de Corneille Nangaa au dialogue national cristallise ainsi un débat profond : faut-il privilégier l’inclusivité à tout prix au nom de la paix, ou poser des lignes rouges au nom de la justice et de la souveraineté ?
Le débat est lancé. Et pour une partie de l’opinion congolaise, la réponse est déjà tranchée.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)