En pleine effervescence autour du débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo, la question d’une éventuelle évolution de la Constitution continue de susciter réactions et prises de position. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Thierry MONSENEPWO, membre de la conférence des présidents de l’Union Sacrée de la Nation, qui appelle à une réflexion profonde sur l’orientation du texte fondamental du pays.
Selon lui, le contexte actuel impose une nouvelle vision institutionnelle tournée vers le développement national.
«Après 20 ans, la RDC doit passer d’une Constitution de sortie de crise vers une Constitution de projection focalisée sur le développement national», affirme Thierry MONSENEPWO.
Une Constitution née d’un contexte de crise
Pour Thierry MONSENEPWO, la Constitution adoptée après les années de conflits et de transition politique avait principalement pour objectif de stabiliser les institutions et de garantir la paix après une longue période de turbulences politiques et sécuritaires.
Il estime que ce texte a rempli une mission importante à son époque, mais que la réalité actuelle du pays exige désormais une nouvelle approche institutionnelle.
«La Constitution actuelle répondait à un contexte précis : celui de la sortie de crise. Aujourd’hui, le défi majeur est celui du développement et de la projection de la nation dans l’avenir», soutient-il.
Un appel au débat national
Le membre de l’Union Sacrée de la Nation plaide ainsi pour un débat national ouvert, impliquant les forces politiques, la société civile et les institutions, afin de réfléchir à l’évolution du cadre constitutionnel.
«Il est temps d’ouvrir une réflexion collective pour adapter notre architecture institutionnelle aux ambitions de développement de la RDC», insiste Thierry MONSENEPO.
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs responsables politiques congolais s’expriment de plus en plus sur la question de la réforme ou de la révision de la Constitution, un sujet qui continue de diviser l’opinion publique et la classe politique.
Pour ses partisans, une évolution du texte fondamental pourrait permettre d’adapter les institutions aux défis économiques et sécuritaires actuels. Pour ses détracteurs, en revanche, la priorité devrait rester la bonne application de la Constitution existante.
Une chose est certaine : le débat sur l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo est désormais pleinement relancé.
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