window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC | La riposte face à SESSANGA : Réduire la crise de l’Est à un échec est une manipulation politique

RDC | La riposte face à SESSANGA : Réduire la crise de l’Est à un échec est une manipulation politique

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Les propos de Delly SESANGA n’ont pas tardé à faire réagir. En accusant le président TSHISEKEDI d’«échec» pour absence de paix à l’Est, l’opposant déclenche une controverse… mais son analyse est jugée réductrice, partiale et politiquement orientée.

Une lecture simpliste d’une crise complexe

Présenter la situation sécuritaire de l’Est comme un simple indicateur de réussite ou d’échec du pouvoir relève d’un raccourci dangereux.

La crise dans les provinces orientales est multiforme, ancienne et profondément enracinée, impliquant des dynamiques locales, régionales et internationales.
Depuis la résurgence du M23, soutenue selon plusieurs rapports internationaux par des forces extérieures, la donne sécuritaire a changé. Imputer cette situation à la seule gouvernance actuelle revient à ignorer des décennies d’instabilité structurelle.

Des avancées ignorées volontairement

Contrairement à l’affirmation d’inaction, plusieurs mesures ont été prises sous TSHISEKEDI :
• la mobilisation diplomatique pour isoler les soutiens extérieurs des groupes armés ;
• le déploiement de forces régionales dans le cadre des initiatives de paix ;
• la réorganisation progressive de l’armée et l’intensification des opérations militaires ;
• la reconnaissance internationale accrue de l’agression subie par la RDC.

Ces efforts, bien que confrontés à d’énormes défis, témoignent d’une volonté d’agir, loin de l’image d’impuissance décrite.

BUNAGANA : un symbole instrumentalisé

La chute de BUNAGANA est régulièrement utilisée comme argument politique. Pourtant, en faire un marqueur unique du bilan relève davantage de la communication que de l’analyse.
La réalité sur le terrain évolue constamment, avec des zones reconquises, d’autres disputées, dans un contexte de guerre asymétrique.

Une posture politique plus qu’un diagnostic

En évoquant «946 jours restants», Delly SESANGA ne dresse pas seulement un constat : il cherche à imposer une narration. Celle d’un mandat déjà condamné.
Mais cette approche occulte une vérité essentielle :
• la paix à l’Est ne dépend pas d’un seul homme;
• elle exige une réponse globale, régionale et durable.

Le vrai débat

La question n’est pas de nier les souffrances des populations, elles sont bien réelles et dramatiques.
Mais transformer une crise complexe en slogan politique ne contribue ni à la paix ni à la cohésion nationale.

Qualifier le bilan de Félix-Antoine TSHISEKEDI d’«échec» sur la seule base de la situation à l’Est, comme le fait Delly SESSANGA apparaît moins comme une analyse objective…que comme une stratégie politique assumée.

Fatshi BWANGA 
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