C’est une nouvelle séquence vidéo, devenue virale, qui suscite de vives interrogations sur l’état de forme du chef de l’État rwandais.
En pleine matinée politique, un Paul Kagame visiblement hors de contrôle s’est livré à une diatribe d’une rare violence contre ses propres ministres et cadres, poussant certains observateurs à évoquer une fin de règne sous haute tension.
Une salle humiliée : « Levez-vous ! »
L’incident, capturé en images, montre un président rwandais tonnant contre un auditoire composé de hauts dignitaires, dont le Premier ministre. Pris d'une colère noire, Paul Kagame a ordonné à toute l’assistance de rester debout pour subir ses réprimandes, les accusant de paresse et de désintérêt.
«Vous dormez ? Levez-vous ! Je parle à des gens endormis ou quoi ? C’est quoi ça ? Jusqu’à quand, franchement ?», a-t-il lancé sur un ton méprisant.
Entre menaces militaires et invitations à l'exil
Le ton est monté d'un cran lorsque le chef de l'État a menacé son administration de sanctions physiques, un langage peu protocolaire qui traduit, pour beaucoup, un sentiment de paranoïa ou de perte de sang-froid :
• Sanctions physiques : «Je vais vous mettre dehors pour des exercices physiques militaires pour que cela vous rappelle…»
• Appel à la démission : «Si vous ne voulez pas, démissionnez et allez faire ce que vous voulez ailleurs.»
• Bannissement ou exil : «Partez ailleurs, en dehors de ce pays, faire ce que vous voulez.»
La polémique sur sa santé mentale relancée
Au-delà de la colère politique, ce sont des détails troublants survenus durant la même séance qui alimentent les rumeurs les plus folles sur les réseaux sociaux.
Plus tôt dans la matinée, Paul Kagame aurait expulsé deux jeunes de la salle en leur reprochant d'être debout alors qu'ils étaient, selon plusieurs témoins, parfaitement assis. Cette déconnexion apparente avec la réalité immédiate pousse de nombreux internautes et analystes à s'interroger sur l'état psychologique du président rwandais.
S'agit-il d'une fatigue passagère ou d'une pathologie plus profonde ?
Un système à bout de souffle ?
Cette démonstration de force par l'humiliation publique est perçue par certains comme le signe d'un leader qui ne maîtrise plus son entourage par le respect, mais uniquement par la peur.
Alors que la pression internationale s'accentue sur le rôle du Rwanda dans la déstabilisation de l'Est de la RDC, cette "crise de nerfs" au sommet de l'État pourrait bien être le symptôme d'un régime aux abois, où le chef ne fait plus confiance à personne, pas même à ses plus proches collaborateurs.
Leroi SUMAIDI
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