La tension monte d’un cran entre les fidèles de Joseph Kabila et le régime rwandais. Depuis les sanctions infligées par Washington à l’ex-chef de l’État congolais, les “kabilistes” désignent un coupable tout trouvé : Paul Kagame.
En ligne de mire, une interview explosive accordée à Jeune Afrique, dans laquelle Kagame n’a pas hésité à lier directement Kabila au M23 et à sa vitrine politico-militaire, l’AFC. Une sortie jugée “calculée” par ses détracteurs, qui y voient bien plus qu’un simple avis : un signal politique fort envoyé aux États-Unis.
Pour les partisans de Kabila, le timing ne doit rien au hasard. Beaucoup estiment que cette prise de position publique a pesé dans la balance ayant conduit aux sanctions américaines, transformant Kagame en “allié devenu accusateur”.
Sur les réseaux sociaux, la riposte est virulente. Accusations de trahison, dénonciation d’un “double jeu” et sentiment d’abandon dominent les discours. Une fracture qui met en lumière les lignes de tension au sein des anciennes alliances régionales… et qui pourrait rebattre les cartes du jeu politique dans la région.
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