La Commission de la Concurrence (COMCO) et l’Autorité Congolaise de Réglementation Pharmaceutique (ACOREP) ont annoncé la fermeture immédiate de l’usine REVIN SARL, située à Limete, dans la ville de Kinshasa.
Cette décision intervient après une inspection ayant révélé la présence d’une substance non autorisée dans une boisson énergisante commercialisée sous le nom de “Mutu Rouge”, également connue sous la marque “Power Plus”.
Selon les autorités, des analyses ont mis en évidence l’introduction clandestine de Sildénafil, un principe actif normalement utilisé dans le traitement de certaines dysfonctions sexuelles, mais strictement encadré dans son usage. Sa présence dans une boisson destinée au grand public est jugée dangereuse pour la santé, avec des risques notamment cardiovasculaires.
Un produit retiré du marché et une alerte sanitaire nationale
Face à ces constats, les autorités sanitaires appellent la population à :
• cesser immédiatement toute consommation du produit “Mutu Rouge”,
• signaler tout point de vente continuant sa distribution,
• rester vigilante face aux boissons énergisantes d’origine non contrôlée.
L’ACOREP indique qu’une enquête judiciaire est en cours afin d’identifier les responsabilités au sein de la chaîne de production et de distribution.
Un scandale qui relance la question du contrôle des produits de consommation
Ce dossier met en lumière les failles persistantes dans le contrôle des produits vendus sur le marché congolais, notamment dans le secteur des boissons dites “énergisantes”.
L’entreprise concernée, REVIN SARL, est désormais sous scellés, en attendant les résultats complets de l’enquête.
Kinshasa sous vigilance sanitaire
La capitale congolaise, Kinshasa, fait face à une montée des alertes liées à la consommation de produits non homologués. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de renforcer les contrôles afin d’éviter de nouveaux incidents liés à des produits potentiellement dangereux.
Une affaire qui dépasse le simple cadre commercial
Au-delà du retrait du produit “Mutu Rouge”, cette affaire relance le débat sur la responsabilité des fabricants, la surveillance du marché et la protection des consommateurs face à des produits parfois introduits sans autorisation ni transparence.
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