Dans un contexte politique déjà tendu en République démocratique du Congo, l’acteur politique Eliezer Ntambwe a lancé une charge frontale contre l’opposition, qu’il juge « faible », désorganisée et incapable de peser durablement sans alliances multiples entre partis.
Une opposition jugée incohérente et divisée
Pour Eliezer Ntambwe, une partie de l’opposition congolaise souffrirait d’un manque de cohérence stratégique. Il pointe notamment ce qu’il considère comme des contradictions politiques majeures : d’un côté, le rejet catégorique de toute idée de révision constitutionnelle, et de l’autre, selon lui, une tolérance ou un soutien implicite à des dynamiques armées ou rebelles contraires à l’ordre constitutionnel.
Des accusations politiques fortes qui ravivent le débat sur la ligne idéologique et la crédibilité de certaines forces d’opposition dans le pays.
Tshisekedi et la question du pouvoir : “L’avion doit atterrir”
S’exprimant également sur la gouvernance actuelle, Eliezer Ntambwe a tenu à clarifier, selon sa lecture, la position du président Félix Tshisekedi. Il affirme que ce dernier n’aurait jamais exprimé une volonté de se maintenir indéfiniment au pouvoir.
Dans une formule imagée, il déclare : «l’avion qu’il pilote doit d’abord atterrir», suggérant ainsi une vision de gestion politique orientée vers la stabilité et la continuité institutionnelle plutôt que vers une logique de pouvoir prolongé.
Un débat politique de plus en plus polarisé
Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par des tensions récurrentes entre pouvoir et opposition, sur fond de débats sensibles autour des institutions, de la gouvernance et de la sécurité nationale.
Fatshi BWANGA
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