Quand Moïse Katumbi s’aventure sur le terrain de la Constitution, le résultat frôle le malaise. Pour Mardoché Nsele Minga, le problème est simple : on ne s’improvise pas analyste constitutionnel.
La Constitution n’est ni un slogan de meeting, ni un outil de communication politique. C’est un texte fondamental, dense, juridique et technique, qui exige rigueur, formation et maîtrise. Vouloir en débattre sans en comprendre les bases, c’est exposer au grand jour ses propres limites.
Dire qu’une Constitution est “bonne” ou “mauvaise” ne relève pas de l’opinion facile. Cela demande une lecture approfondie, une compréhension des équilibres institutionnels et une capacité d’analyse que tout le monde n’a pas. Et visiblement, ce socle fait défaut ici.
Avant de juger, encore faut-il comprendre.
Avant de parler, encore faut-il maîtriser.
Le plus inquiétant, ce n’est pas de ne pas savoir. C’est de parler comme si on savait. Car en matière constitutionnelle, l’approximation n’est pas une opinion — c’est une faute.
À force de banaliser un sujet aussi sérieux, certains finissent par transformer le débat public en spectacle. Or, la Constitution mérite mieux que des déclarations légères : elle exige du respect, de la compétence et du silence… quand on n’a pas le niveau.
%20(1)%20(2).png)