RDC | Souveraineté populaire : La CENCO n'a pas reçu de mandat pour parler au nom du peuple

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Le débat sur la Constitution en République démocratique du Congo prend une tournure de plus en plus tendue. Au centre des critiques, la , accusée par certains acteurs de s’ériger en arbitre du débat national sans mandat populaire.

Qui parle au nom du peuple ?

Une question revient avec insistance dans l’opinion : qui détient la légitimité de parler au nom des Congolais ?
Pour plusieurs voix critiques, la réponse est claire : ni une institution religieuse, ni une élite politique, ni une plateforme comme la C-64 ne peuvent se substituer à la volonté populaire. La Constitution, rappellent-ils, demeure la propriété exclusive du peuple congolais.
Une mémoire politique qui interroge
Certains observateurs soulignent ce qu’ils perçoivent comme une évolution de position. Ils rappellent que des acteurs aujourd’hui très engagés dans la défense de la Constitution avaient, par le passé, exprimé des réserves ou des critiques à son égard.
Cette apparente contradiction alimente un discours de méfiance au sein d’une partie de l’opinion publique, qui y voit un positionnement davantage politique que principiel.

Silence sur certains drames, voix forte sur la Constitution ?

Autre reproche formulé : une prise de parole jugée sélective. Des critiques estiment que la CENCO aurait été moins audible sur certaines questions sécuritaires majeures, notamment les violences dans l’Est du pays, pourtant documentées par des organisations comme Human Rigths Watch.

En revanche, sur la question constitutionnelle, son engagement apparaît plus marqué, ce qui nourrit le débat sur ses priorités.

Entre influence morale et légitimité démocratique

Historiquement, la CENCO a joué un rôle important dans les processus de médiation en RDC. Mais aujourd’hui, la question de sa place dans un débat aussi sensible que celui de la révision constitutionnelle divise.
Pour certains, elle agit comme une conscience morale. Pour d’autres, elle franchit une ligne en semblant orienter le débat politique.

Le peuple au centre du jeu

Au-delà des divergences, un point semble faire consensus : la souveraineté appartient au peuple. Toute évolution constitutionnelle, qu’elle soit soutenue ou contestée, devra inévitablement passer par lui.

Dans ce contexte, de nombreuses voix appellent à un débat ouvert, inclusif et apaisé, où chaque Congolais pourra se faire une opinion en toute liberté, sans pression ni manipulation.

« TOZA BA ZOBA TE », un slogan qui traduit, au-delà de la colère, une exigence : celle du respect de l’intelligence et de la souveraineté du peuple congolais.

Rédaction 
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