Référendum constitutionnel : Monsenepwo démonte le paradoxe de la CENCO

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Dans un contexte de fortes tensions autour du débat constitutionnel en République démocratique du Congo, remet les pendules à l’heure en rappelant un principe fondamental : aucune institution, qu’elle soit religieuse ou civile, ne peut se substituer à la volonté souveraine du peuple.

Pour lui, la posture de la soulève une contradiction majeure. Après avoir consulté différents acteurs politiques et pris position à l’issue d’un débat d’idées, l’épiscopat congolais refuserait aujourd’hui au peuple le droit d’exercer ce même choix à travers un référendum.

Une question s’impose alors : pourquoi ce qui est permis à une élite serait-il refusé au peuple ?

Le principe démocratique est pourtant sans équivoque. La souveraineté appartient au peuple. Elle ne relève ni des partis politiques, ni des organisations de la société civile, encore moins des confessions religieuses. Refuser la voie référendaire revient, pour certains analystes, à confisquer au peuple son droit le plus fondamental : celui de décider de son destin.

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Certaines voix dénoncent une posture de plus en plus politique de la CENCO. 
Parmi elles, l'honorable Lambert Mende Omalanga  rappelle que l’histoire du pays témoigne d’une Église catholique loin d’être toujours neutre. En 1960 déjà, lors de l’ascension de la RDC à l'indépendance, celle-ci le présentait comme un danger idéologique en raison de supposées accointances communistes.

Aujourd’hui, la question revient avec insistance : la CENCO agit-elle encore comme une autorité morale ou glisse-t-elle vers un rôle d’acteur politique ?

Dans un climat national sous haute tension, une évidence s’impose progressivement. Le débat sur la Constitution ne saurait être tranché par des injonctions morales ni par des positions institutionnelles figées. Il doit reposer sur la confrontation libre des idées et, en dernier ressort, sur l’expression directe du peuple souverain.

Car au-delà des clivages, une vérité demeure : la démocratie n’est pas la dictature des opinions. Elle est l’expression libre, consciente et assumée de la volonté populaire.

Fatshi BWANGA 
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