Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution en République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure. Et cette fois, c’est une voix inattendue qui vient bousculer les lignes : celle du professeur Émile Bongeli Yeikeo Ya Ato.
Figure intellectuelle respectée et acteur de premier plan dans l’élaboration de la Constitution de 2006 sous Joseph Kabila, Émile Bongeli Yeikeo Ya Ato reconnaît aujourd’hui que ce texte montre ses limites.
Selon lui, la Loi fondamentale, censée encadrer l’État congolais, est désormais en décalage avec les réalités politiques, économiques et sociales de 2026. Son constat est sans détour : il est temps de refonder l’État congolais et de doter le pays d’une Constitution véritablement adaptée à ses ambitions.
Cette prise de position vient fragiliser le discours de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui s’oppose fermement à toute initiative de changement constitutionnel.
En se posant comme autorité morale tout en semblant confisquer la parole populaire, la CENCO s’expose désormais à de vives critiques.
Rédaction
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