Alors que des rumeurs d'escroquerie minière d'un montant de 600 000 $ secouent la toile, le cabinet de l'Honorable Pascal Omana Bitika, Questeur adjoint du Sénat, brise le silence.
Dénonçant une campagne de diabolisation et de diffamation, le sénateur annonce des poursuites judiciaires immédiates contre le journaliste Gauthier Sey.
Une tempête numérique déclenchée par de graves accusations
Tout a commencé par une publication au ton d'alerte maximale sur le réseau social X (ex-Twitter). Le journaliste Gauthier Sey a jeté un pavé dans la mare en publiant un message affirmant qu'une vaste escroquerie était en cours sur la route de Kolwezi :
«Flash, flash, flash, flash. Odeur d’escroquerie au site minier Mandumbwila/Likasi sur la Route Kolwezi. À la manœuvre serait, sieur Pascal Bitika, Questeur adjoint du Sénat, qui a empoché plus de 600.000$.»
Cette grave accusation, touchant à la fois à la gestion des ressources minières et à la probité d'un haut dignitaire de la chambre haute du Parlement, a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.
La riposte du Questeur adjoint : Le droit et la vérité pour seuls boucliers
Face à ce qu'il qualifie d'allégations mensongères et d'atteinte flagrante à son honneur, le Questeur adjoint du Sénat n'a pas tardé à réagir. Par l'entremise Ernest Musimbwa, le cabinet de l'Honorable Pascal Omana Bitika a formellement démenti ces accusations et annoncé une réplique judiciaire immédiate.
«Le cabinet de l’Honorable Questeur Adjoint du sénat Pascal Bitika00, annonce son intention d’ester en justice contre Sey, devant les juridictions compétentes conformément au code de procédure pénale et à la loi sur le numérique à la suite de publications diffusées sur son X», a déclaré Ernest Musimbwa.
Vers une bataille judiciaire sous le signe de la loi sur le numérique
En brandissant le Code de procédure pénale et, surtout, la loi sur le numérique (qui encadre strictement la diffusion de fausses informations et la diffamation en ligne en République Démocratique du Congo), le camp de Pascal Omana Bitika entend faire toute la lumière sur cette affaire.
Pour les proches du Questeur adjoint, il s'agit d'une tentative manifeste de déstabilisation politique et de chantage médiatique visant à ternir l'image d'un digne représentant de l'État.
Alors que le secteur minier dans le Grand Katanga reste un terrain extrêmement sensible, cette confrontation devant les tribunaux s'annonce décisive. Gauthier Sey devra désormais apporter les preuves matérielles de ses affirmations concernant ces supposés 600 000 $, sous peine de subir la rigueur de la loi pénale.
La justice congolaise est désormais saisie pour trancher cette affaire qui mêle rumeurs minières, honneur politique et responsabilité journalistique à l'ère du numérique. Une affaire à suivre de très près.
Fatshi BWANGA
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