Le débat sur le processus référendaire en République démocratique du Congo atteint des sommets d'incohérence. En voulant piéger le pouvoir en place, la plateforme C-64 s'est finalement prise à son propre piège juridique, exposant au grand jour une lecture sélective et partisane des lois de la République.
Brandissant l'article 140 de la Constitution pour dénoncer une prétendue violation des délais de promulgation, les têtes pensantes de la C-64 ont opté pour l'amnésie sélective. Une stratégie de communication agressive qui oublie un détail procédural de taille : l'article 140 ne s'active qu'après l'expiration des délais régis par d'autres dispositions fondamentales, notamment l'article 137.
Chronique d'une manipulation juridique grossière
Pour qui lit la Constitution en entier et non à la carte, la manœuvre saute aux yeux. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait pourtant activé en amont l'article 137 en sollicitant une nouvelle délibération de la loi. Cette démarche faisait suite directe aux réserves émises par la Cour constitutionnelle, qui avait validé la loi référendaire tout en émettant des observations cruciales.
- Le grand silence sur l'article 137 : En focalisant l'attention sur l'article 140, la C-64 passe délibérément sous silence l'étape procédurale qui le précède et le conditionne.
- La politique de la peur : Plutôt que d'éclairer l'opinion publique sur les véritables enjeux institutionnels, certains acteurs préfèrent agiter le spectre d'une crise constitutionnelle fabriquée de toutes pièces.
Des opposants face à la rigueur des textes
Derrière ces sorties médiatiques calculées, les ambitions politiciennes ne trompent plus grand monde. La tentative de récupération orchestrée par des figures de l'opposition se heurte frontalement à la réalité implacable des textes légaux.
La Constitution ne se négocie pas et ne s'adapte pas aux intérêts du moment. À l'heure où le pays avance sur la voie de ses réformes, le peuple congolais est désormais assez avisé pour distinguer le véritable débat démocratique des gesticulations politiciennes sans lendemain.
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