​Affaire Manassé LOMBOTO : Manifestation et fausses accusations, l'opposition C-64 prise en flagrant délit

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Accusée de mise en scène cynique après la diffusion de fausses informations sur le décès d'un militant, la coalition d'opposition voit sa version s'effondrer face aux premières conclusions de la police judiciaire et des rapports médicaux.
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«Aucun mensonge ne vient de la vérité» (1 Jean 2:21).
C'est par cette maxime spirituelle que la majorité réagit à ce qui ressemble désormais à un scandale politique et médiatique majeur. La stratégie d’accusation orchestrée par la coalition d'opposition C-64, regroupant notamment Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund et Prince Epenge, autour du décès du jeune Manassé Lomboto vient d'éclater en vol.
​Au cœur du dossier : des soupçons d’infractions pénales allant du mensonge à la diffamation, en passant par la propagation de faux bruits visant directement le Chef de l’État et le gouvernement.
​Incohérences et versions contradictoires
​Face aux caméras, la rhétorique du porte-parole de l'opposition, Prince Epenge, s'est rapidement heurtée aux constatations matérielles de la Police Judiciaire.

​Les déclarations médiatiques successives ont en effet révélé de profondes contradictions :

​° La thèse de la machette démentie : Alors que l'opposition affirmait que la victime avait été mortellement frappée à la tête avec une machette par des militants politiques, l'examen du corps n'a révélé aucune blessure ni séquelle correspondant à une telle agression.

​° L'hypothèse des barres de fer écartée : Une seconde version évoquant des coups portés à l'aide d'objets contondants s'est également effondrée, le corps ne présentant aucune trace de lésions ou de traumatismes physiques violents.

​Révélations médicales : une mort naturelle

​Les premières conclusions fournies par les sources médicales apportent un éclairage radicalement différent. Manassé Lomboto, qui était déjà hospitalisé avant son décès, aurait en réalité succombé aux suites de pathologies naturelles dont il souffrait, écartant ainsi la thèse d’un assassinat politique ou d'une agression physique violente.

​Le scandale de la « fausse mère » à 500 dollars

​L'aspect le plus troublant de cette affaire réside dans le volet théâtral de la protestation. Présentée à l'opinion publique comme la mère biologique de la victime, une femme filmée en train d'invectiver le Président de la République devant les médias ne possédait en réalité aucun lien de parenté avec le défunt. À Kingabwa, quartier où résidait Manassé Lomboto, il est de notoriété publique que ce dernier était orphelin depuis son adolescence.
​Saisie par la Police Judiciaire, la prétendue comédienne aurait refusé de répondre au questionnaire des enquêteurs, avouant avoir été recrutée et rémunérée à hauteur de 500 dollars américains pour exécuter une prestation scénarisée destinée à incriminer le pouvoir central.

​Vers des poursuites judiciaires ?

​Face à ce tissu de contre-vérités et à ces imputations dommageables proférées en toute impunité, les officiers de police judiciaire poursuivent leurs investigations. Cette tentative d’instrumentalisation d'un drame humain marque un tournant dans la bataille médiatique entre le pouvoir et l'opposition, laissant cette dernière dans une posture particulièrement inconfortable face à l'opinion publique.

RLM
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