18 ans de silence, 18 ans de pillage : comment KABILA a livré la RDC

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Pendant dix-huit longues années à la tête de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila n’a jamais dénoncé frontalement le Rwanda, malgré les guerres à répétition, les massacres de masse, l’occupation de territoires congolais et le pillage systématique des ressources minières de l’Est du pays.
Un silence assourdissant. Un silence lourd de conséquences. Un silence historique.
Alors que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu s’embrasaient, que des millions de Congolais perdaient la vie dans l’indifférence internationale, aucune parole ferme n’est jamais venue de la présidence congolaise pour nommer clairement l’agresseur. Ni condamnation officielle sans ambiguïté, ni offensive diplomatique structurée, ni vérité assumée devant le peuple.
Ce mutisme n’était pas de la diplomatie. Il ressemblait davantage à une complaisance politique.
Formé dans des cercles militaires proches du Rwanda, entouré de figures soupçonnées de liens étroits avec Kigali, Joseph Kabila a dirigé un pays en guerre sans jamais désigner publiquement celui qui l’attaquait. Pire encore, sous son règne, des réseaux liés au Rwanda se sont progressivement infiltrés au cœur de l’armée congolaise, de l’économie stratégique et des centres de décision de l’État.
Pendant ce temps, le coltan, l’or et d’autres minerais stratégiques quittaient le sol congolais sous protection armée, alimentant l’économie rwandaise au détriment du peuple congolais.
Peut-on défendre une nation quand on refuse de la défendre par la parole ?
Peut-on se dire patriote quand on se tait face à l’ennemi ?
Selon Jean-Marie Ndagijimana, ancien ministre rwandais des Affaires étrangères aujourd’hui en exil, le constat est sans détour : le Rwanda s’est enrichi et renforcé grâce au silence de Joseph Kabila. Un silence qui a servi de couverture politique à une stratégie régionale d’agression et de prédation.
Aujourd’hui, la RDC en paie le prix fort : des territoires toujours contestés, des populations déplacées, des vies perdues et une souveraineté fragilisée.
Mais les lignes bougent.
Les Congolais ont compris. Le tabou est brisé.
Sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, la RDC a changé de posture : elle parle, elle dénonce, elle mobilise et elle se défend sur les plans diplomatique, politique et militaire. Le silence n’est plus une option.
Dix-huit ans de mutisme ne s’effacent pas d’un trait. La complicité passive, même déguisée en prudence, reste une responsabilité historique.
La RDC mérite des dirigeants qui la défendent, qui la nomment, qui l’assument.
Pas des dirigeants qui se taisent pendant qu’elle saigne.

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