Dans un État de droit, il est impératif d’appeler les choses par leur nom. Une arrestation dans le cadre d’une enquête n’est pas un enlèvement. Lorsqu’ils agissent conformément à leurs missions, les services de sécurité ne violent pas la Constitution : ils l’appliquent.
Être opposant ne confère ni immunité totale, ni passe-droit, et encore moins le droit de donner des leçons à un pouvoir légitime, surtout lorsqu’on a soi-même un passé politique controversé. La loi est la même pour tous, anciens dignitaires compris.
La Constitution protège les libertés, certes, mais elle protège également la sécurité nationale, l’ordre public et l’intégrité de l’État. Lorsqu’existent des soupçons sérieux, l’enquête devient un devoir, pas une option.
Il faut le dire clairement à Delly Sessanga : «L’opposition n’est pas un permis pour s’allier à des groupes rebelles. Critiquer le pouvoir ne signifie pas affaiblir la République. Dramatiser une procédure légale en parlant d’«enlèvement » trompe l’opinion et fragilise l’État.»
Une vérité historique mérite d’être rappelée : l’UDPS a passé 37 ans dans l’opposition, subissant enlèvements, assassinats, exils et relégations. Malgré ces épreuves, elle n’a jamais pris les armes, n’a jamais créé de milices et n’a jamais cherché à conquérir le pouvoir par la violence. Elle a résisté par la lutte politique, la patience et le combat démocratique.
Aujourd’hui, elle dirige la RDC à l’issue d’élections, et non par la force des armes. Les institutions font leur travail. La justice suivra son cours. La République ne doit pas trembler devant les slogans.
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