Le ton est monté d’un cran à la Régie des Fourrières et du Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK). Face aux résultats jugés catastrophiques des précédentes campagnes, le Directeur Général, Kajos Mafolo, a convoqué les chefs de centres pour une mise au point sans détour, axée sur la sécurité routière et la responsabilité administrative.
Au cœur des échanges, un constat alarmant : seulement 50 000 véhicules sont actuellement soumis au contrôle technique, alors que le potentiel réel de la capitale dépasse le million d’unités. Plus inquiétant encore, la dernière campagne n’a permis d’atteindre qu’environ 10 % des prévisions, exposant la population à des risques accrus d’accidents et privant la Régie de recettes substantielles.
Tolérance zéro contre les passe-droits
Visiblement déterminé à rompre avec certaines pratiques décriées, Kajos Mafolo a exigé une mobilisation immédiate des responsables des centres. Le message est clair : fin du laxisme et des arrangements. Désormais, aucun véhicule ne pourra obtenir une vignette sans avoir franchi l’ensemble des étapes techniques réglementaires. Tout engin non conforme sera systématiquement recalé, sans exception.
Cette fermeté vise à restaurer la crédibilité du contrôle technique, longtemps accusé par l’opinion publique d’être vidé de sa substance au profit de pratiques complaisantes.
Centres sommés de travailler plus et mieux
Pour atteindre les objectifs fixés, le Directeur Général a ordonné un élargissement des horaires de travail. Les centres de contrôle technique devront ouvrir dès 6 heures du matin et rester opérationnels jusqu’à la prise en charge de tous les automobilistes assujettis présents, une mesure censée réduire les files d’attente et décourager la fraude.
2026, l’année du tournant ou de la sanction
À travers cette sortie musclée, la RFCK affiche clairement ses ambitions : faire de 2026 une année de rupture, marquée par la rigueur technique, la discipline administrative et la performance financière. Reste à savoir si les centres suivront la cadence imposée ou si de nouvelles sanctions viendront frapper les récalcitrants.
Dans une ville où l’état des véhicules est régulièrement pointé du doigt comme facteur d’insécurité routière, le bras de fer engagé par Kajos Mafolo pourrait bien redessiner les règles du jeu à condition que les décisions annoncées soient effectivement appliquées sur le terrain.
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