Kigali semble avoir changé de logiciel. Après l’enlisement militaire du M23 sur le terrain, une nouvelle stratégie se déploierait désormais dans les capitales occidentales : “congoliser” le projet, recycler les réseaux existants sous une façade nationale et investir la diaspora congolaise pour influencer l’opinion internationale.
C’est dans ce contexte qu’une réunion controversée, organisée ce vendredi 23 janvier aux environs de 21h30 à Bruxelles, au The Hotel, a été interrompue par des membres de la diaspora congolaise, alertés par ce qu’ils décrivent comme une manœuvre de camouflage politique.
Une réunion sous haute suspicion
Selon plusieurs participants et témoins issus de la diaspora, cette rencontre aurait impliqué des figures politiques congolaises connues, notamment Claudel LUBAYA, Seth KIKUNI ainsi qu’un acteur présenté comme proche de Moïse KATUMBI, Don Pierrot. Les organisateurs n’ont, à ce stade, pas communiqué officiellement sur l’objet exact de la réunion.
Pour les Congolais mobilisés sur place, le soupçon est clair : donner un visage congolais à une stratégie téléguidée de l’extérieur, dans un contexte où le Rwanda est accusé de soutenir le M23 et de chercher à redéployer son influence par des canaux non militaires.
The Hotel, un point de ralliement sous surveillance
Toujours selon ces sources militantes, The Hotel de Bruxelles serait désormais identifié comme un point de ralliement récurrent de réseaux gravitant autour de la galaxie M23, alors même que, sur le terrain, la RDC continue de payer un lourd tribut humain fait de morts, de déplacés et de villages détruits.
Ces accusations, portées par des membres engagés de la diaspora, traduisent une radicalisation de la vigilance face à ce qui est perçu comme une tentative de manipulation politique à l’échelle internationale.
Une diaspora moins naïve, plus offensive
Un fait est indéniable : la diaspora congolaise n’est plus silencieuse. Longtemps considérée comme dispersée et peu coordonnée, elle se positionne désormais comme un acteur politique à part entière, capable de perturber des initiatives jugées contraires aux intérêts de la RDC.
«Le temps de l’opacité et de l’impunité morale est révolu», martèle un manifestant présent lors de l’interruption.
Un message clair : la souveraineté ne se négocie pas
Au-delà de l’incident de Bruxelles, cet épisode envoie un signal politique fort : toute tentative de recyclage, de double discours ou de compromission sera désormais scrutée, exposée et contestée publiquement.
La RDC, insiste la diaspora, n’est pas un terrain de manipulations, et encore moins un laboratoire de stratégies déguisées.
L’histoire observe. Le peuple observe. Et, comme souvent, la vérité finit par rattraper ceux qui jouent double jeu.
Rédaction
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