L’enlèvement nocturne d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président national du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), continue de susciter une vague d’indignation au sein de la classe politique congolaise. Les faits se seraient produits dans la nuit de ce samedi, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.
Dans une déclaration sans détour, Néhémie MWILANYA, cadre influent du PPRD, a fermement condamné ce qu’il qualifie d’acte politique grave imputable au pouvoir en place.
«Je condamne fermément l’enlèvement, la nuit de ce samedi, de notre camarade Aubin Minaku, Vice-président du PPRD, par le Pouvoir. Tenter d’imposer la pensée unique est une voie sans issue. Aucune initiative de dialogue ne saurait, par ailleurs, être ni crédible ni acceptée dans ces conditions», a-t-il déclaré.
Une arrestation qui interroge l’État de droit
Pour le PPRD, cet enlèvement ne relève pas d’un simple fait sécuritaire, mais s’inscrit dans une logique de rétrécissement de l’espace démocratique. Le parti dénonce une stratégie d’intimidation visant à réduire au silence les voix dissidentes et à imposer une lecture unique de la réalité politique nationale.
L’absence de communication officielle claire autour des circonstances de l’enlèvement renforce les soupçons et alimente les critiques contre les autorités, accusées de recourir à des méthodes contraires aux principes de l’État de droit.
Dialogue politique compromis ?
La déclaration de Néhémie MWILANYA jette également une ombre sérieuse sur toute tentative de dialogue politique en cours ou envisagée. Pour le PPRD, un dialogue ne peut être crédible dans un climat de répression, d’arrestations arbitraires et d’atteintes aux libertés fondamentales.
«On ne dialogue pas sous la contrainte», martèlent plusieurs cadres du parti, estimant que de tels actes ferment la porte à toute solution politique consensuelle.
Une affaire à fort impact politique
L’affaire Aubin MINAKU pourrait marquer un tournant majeur dans le rapport de force entre le pouvoir et l’opposition. Au-delà de l’homme, c’est la nature même de la gouvernance démocratique en RDC qui est aujourd’hui questionnée.
Alors que l’opinion nationale et internationale reste en attente de clarifications, cet enlèvement ravive le débat sur les libertés politiques, la tolérance démocratique et les limites du pouvoir d’État dans un contexte de crispation politique croissante.
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