RDC | Trahir son pays pour finir piégé :Le naufrage politique de Corneille NANGAA

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Corneille NANGAA n’est pas un opposant.
Il est un transfuge de la République, un homme qui a consciemment franchi la ligne rouge séparant la contestation politique de la trahison nationale armée.

En s’alliant successivement à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) puis au M23, Nangaa n’a pas choisi la réforme, ni la lutte démocratique, ni même la dissidence politique. Il a fait le choix délibéré de la guerre contre son propre pays. Il a accepté que le sang congolais soit la monnaie de son ambition personnelle.

Aujourd’hui, le verdict est sans appel : il s’est perdu. Et surtout, il a été piégé.

Corneille NANGAA s’est rêvé en homme providentiel, en stratège, en chef d’une transition imposée par les armes. Il s’est vu conquérant de Kinshasa, architecte d’un nouveau pouvoir. En réalité, il n’a jamais été qu’un paravent politique, un visage congolais destiné à masquer une entreprise militaire étrangère.

Très vite, la vérité s’est imposée à lui trop tard.
Le M23 soutenu par le Rwanda ne poursuit aucun projet de refondation nationale. Son objectif n’a jamais été la prise du pouvoir central, encore moins la libération du Congo. Son agenda est clair, froid et constant : le contrôle durable de l’Est, notamment le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, territoires stratégiques, riches en minerais, essentiels à une économie de prédation régionale.

Dans cette logique, renverser le régime de Kinshasa n’est ni une priorité ni une nécessité. Le chaos contrôlé suffit. L’occupation fragmentée rapporte plus que le pouvoir total.

C’est là que l’imposture Nangaa a éclaté.
Il ne décide rien.
Il ne commande rien.
Il ne dirige rien.

Son nom n’est plus qu’un outil de communication, une façade politique destinée à donner une illusion de légitimité à une rébellion qui n’en a aucune. Corneille NANGAA est désormais otage de ses propres choix, prisonnier d’une aventure armée qu’il ne contrôle plus et qui n’a plus besoin de lui.

Mais l’échec politique, aussi humiliant soit-il, n’est pas le plus grave. La faute est morale, historique et impardonnable.
En trahissant la République démocratique du Congo, Corneille Nangaa a tourné le dos à son peuple. Chaque village vidé de ses habitants, chaque famille déplacée, chaque enfant contraint à l’exil dans l’Est du pays porte la marque indélébile de la responsabilité de ceux qui ont choisi la violence pour assouvir leur ego.
On ne s’improvise pas chef de guerre sans accepter d’être comptable des morts.
On ne joue pas avec les armes sans être jugé par l’Histoire.

Aujourd’hui, NANGAA est coincé.
Revenir dans la légalité est quasi impossible. Continuer dans cette voie, c’est accepter d’être instrumentalisé, puis sacrifié, comme tant d’autres avant lui. L’histoire des rébellions congolaises est une longue liste de figures jetables, utilisées puis effacées dès qu’elles cessent d’être utiles.
Rien, absolument rien, n’indique que Corneille Nangaa connaîtra un sort différent.
Son cas doit servir d’avertissement.

La trahison ne mène ni à la grandeur ni à la gloire. Elle conduit à la solitude, à l’isolement, à l’effacement et parfois à une fin brutale, loin des illusions de départ.
Corneille Nangaa croyait écrire l’histoire.
Il risque surtout d’y figurer comme l’un de ses chapitres les plus sombres.

Qu’on le dise sans détour :
on ne construit pas un avenir politique sur les ruines de son propre pays.
Et ceux qui choisissent cette voie finissent toujours dévorés par le monstre qu’ils ont eux-mêmes contribué à nourrir.

Fatshi BWANGA 
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