Intrigue sanglante dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu. FOKA MIKE, chef d’une milice se revendiquant pro-régime mais soupçonnée de liens avec la coalition rebelle AFC/M23, aurait abattu, le mercredi 21 janvier 2026, Éric MAPENZI, commandant d’une unité armée étatique basée dans le groupement de KAMISIMBI.
Selon une source proche du défunt, FOKA MIKE aurait proposé 12 000 dollars à Éric MAPENZI afin de convaincre sa faction de se replier. Objectif : laisser ce groupement stratégique sans défense face aux troupes adverses.
La proposition s’est heurtée à un refus catégorique. Quelques minutes plus tard, Éric MAPENZI était exécuté de quatre balles.
C’est Ruffin KASEREKA, fidèle lieutenant du commandant assassiné, qui lève un coin du voile. Depuis près d’un mois, les deux hommes avaient pourtant uni leurs forces pour renforcer la défense du territoire de Walungu contre l’ennemi.
Vers 16 heures, FOKA MIKE arrive à KAMISIMBI accompagné d’environ 60 hommes armés pour ce qui était présenté comme une réunion de travail. Mais la rencontre tourne rapidement à l’épreuve de force.
Au cœur des échanges, une tentative d’achat de conscience, fermement rejetée, fait monter la tension. Les discussions dégénèrent en pugilat verbal, la salle se transformant en véritable scène de prise d’otages.
« En infériorité numérique, nous n’avons rien pu faire. Nous étions seulement sept membres du cercle restreint d’Éric MAPENZI présents à cette réunion. Elle s’est prolongée jusqu’à deux heures du matin », témoigne une source proche des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie), confirmant également que la dépouille de la victime a été inhumée le lendemain, par son bourreau présumé.
Ildephonse WILONDJA
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