La sortie du député américain Chris Smith sur le prétendu «dialogue inclusif» en RDC est une provocation morale. Soutenir une discussion avec des groupes armés comme l’AFC/M23, responsables de massacres, de viols et de déplacements massifs de populations, revient à blanchir le sang congolais au nom d’un faux pragmatisme.
Derrière le mot «inclusivité» se cache une réalité brutale : l’acceptation politique du crime. On demande aux victimes de s’asseoir à la même table que leurs bourreaux, sans justice, sans procès, sans vérité. C’est une injure à la mémoire de plus de six millions de morts congolais.
Chris Smith n’est ni le porte-parole de la Maison-Blanche ni celui du peuple congolais. Sa position personnelle n’engage pas Washington. Elle révèle surtout une déconnexion choquante entre certains cercles politiques occidentaux et la souffrance réelle des peuples africains.
Le Rapport Mapping de l’ONU est clair : pas de paix sans justice. Il ne parle pas de dialogue complaisant avec des criminels armés, mais de poursuites judiciaires, de réparations et de responsabilité pénale. Tout le reste n’est que diversion.
Dialoguer avec des groupes armés sans justice préalable, c’est institutionnaliser l’impunité, encourager la violence et envoyer un message criminel : prenez les armes, tuez, violez, et vous serez invités à négocier.
Le président Félix-Antoine TSHISEKEDI et la majorité des Congolais ont raison : on ne négocie pas avec ceux qui enterrent des enfants dans des fosses communes. La paix ne se construit pas sur le cadavre de la justice.
La RDC n’a pas besoin d’un dialogue de capitulation. Elle a besoin de tribunaux, de sanctions et de vérité.
Rédaction
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