Ils espéraient un dialogue politique comme on espère un buffet bien garni : chacun se sert, chacun repart avec un fauteuil, un poste ou une garantie d’impunité.
Mais le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI ne leur a pas servi un banquet. Il leur a présenté une réalité bien plus froide : la facture, agrafée à des convocations judiciaires.
Depuis plusieurs semaines, certains cercles politiques et groupes armés agitent l’option d’un dialogue avec la rébellion. Une idée rejetée sans ambiguïté par le chef de l’État, qui trace une ligne rouge claire : on ne négocie pas avec le crime.
Dialogue avec la rébellion ? Non.
Car serrer la main d’un criminel reviendrait à récompenser la violence, comme si l’on décorait un voleur de chèvres pour la rapidité de sa fuite. Le dialogue politique ne peut être un outil de blanchiment des exactions.
Amnistie générale ? Non plus.
Pardonner des viols, des massacres et des déplacements massifs de populations, ce serait offrir un diplôme à des élèves qui n’ont jamais ouvert un cahier. La justice ne peut être sacrifiée sur l’autel d’une paix factice.
Partage du pouvoir ? Encore moins.
La République n’est pas un marché de troc, et une salle d’audience n’est pas une salle de banquet. Le pouvoir ne se distribue pas sous la menace des armes.
Pour le régime en place, le seul dialogue acceptable est clair et sans détour : entre chaque rebelle et son juge naturel. La justice avant la politique, la loi avant les compromis, la République avant les arrangements.
Le message limpide de Kinshasa est clair : la paix ne se négocie pas avec l’impunité.
Francys TSHIBASU
%20(1)%20(2).png)