Les agents de l'administration publique de la ville-province de Kinshasa sont appelés à une nouvelle épreuve de force. L'Intersyndicale urbaine de l'Administration publique (INAK) a officiellement annoncé l'organisation d'un sit-in géant pour ce lundi 23 février 2026, afin de dénoncer la dégradation continue de leurs conditions de travail et le non-paiement de plusieurs mois de salaires.
Dans un communiqué officiel portant la référence 002/INAK/PRES/DDI.N/2026, l'INAK dresse un constat alarmant de la situation sociale des fonctionnaires kinois. Selon le document parvenu à la rédaction, les agents publics déplorent le non-paiement de neuf mois d'arriérés de salaires, une situation à laquelle s'ajoute un retard considérable dans le versement des émoluments du mois de janvier 2026.
L'Intersyndicale accuse le Gouvernement provincial de Kinshasa de ne pas respecter ses engagements, une attitude qualifiée de "gravement préjudiciable" aux conditions sociales et professionnelles des agents et fonctionnaires. "Cette crise salariale persistante n'est plus tenable. Les engagements pris devant les travailleurs sont restés lettre morte, plongeant des milliers de ménages dans une précarité inacceptable", dénonce le document syndical.
Pour faire entendre leur voix et exiger des solutions concrètes, l'INAK appelle à une mobilisation massive et responsable de tous les agents, quel que soit leur sous-statut ou leur unité administrative.
Un parcours symbolique
Le rassemblement est fixé au lundi 23 février 2026 à 9 heures, devant l’Hôtel de Ville de Kinshasa. De là, le cortège des manifestants compte se diriger vers les ministères provinciaux du Budget et des Finances. Un choix hautement symbolique, visant à interpeller directement les autorités en charge des deniers publics et de la gestion de la paie.
Ce sit-in intervient dans un climat social souvent tendu dans la fonction publique, où les retards de paie et les revendications salariales sont récurrents.
L'Intersyndicale espère que cette action pacifique mais ferme poussera l'exécutif provincial à "prendre ses responsabilités" et à débloquer d'urgence les fonds nécessaires pour éponger cette dette salariale qui paralyse des milliers d'agents de l'État.
Ali Haddad
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