L’opposant congolais Joseph Olenghankoy s’est présenté au parquet général près la Cour de cassation pour répondre à une invitation des autorités judiciaires. Au cœur de cette convocation : ses déclarations alarmantes sur le bilan de la récente marche contre le changement de la Constitution à Kinshasa.
Dans ses prises de parole, Olenghankoy évoque un bilan provisoire particulièrement lourd : 10 morts, 15 disparus et 176 blessés graves. Des chiffres qui, s’ils sont avérés, traduisent une situation sécuritaire préoccupante.
Face à la justice, il est désormais appelé à apporter des preuves concrètes de ces accusations. Les magistrats attendent des éléments vérifiables concernant les décès, les disparitions, les blessés ainsi que les arrestations qu’il dénonce publiquement.
Dans sa déclaration, l’opposant n’a pas mâché ses mots : « Le pouvoir bascule dans la tyrannie extrême et l’étendard sanglant est levé, mais le peuple gagne toujours. »
Ces propos, jugés graves par certains observateurs, alimentent davantage la tension politique déjà vive autour du débat constitutionnel.
Du côté de certaines sources proches du dossier, le climat reste incertain pour l’opposant. Sa sortie médiatique et la virulence de ses accusations pourraient peser lourd dans l’appréciation judiciaire de son dossier.
Cette convocation marque ainsi un tournant : au-delà des discours politiques, place désormais à la confrontation avec les faits.
Dans un contexte national sous tension, une question demeure : les accusations avancées reposent-elles sur des preuves solides ou relèvent-elles d’une bataille politique exacerbée ?
L’évolution de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur le débat politique en République démocratique du Congo, déjà profondément polarisé.
Fatshi BWANGA
%20(1)%20(2).png)