Dans une sortie aussi inattendue que fracassante, Wivine MOLEKA affirme détenir des vérités jusque-là gardées sous silence sur les relations entre l’ancien président et le chef de l’État rwandais Paul Kagame.
Dans une déclaration à forte charge politique, elle évoque des faits graves impliquant des figures majeures aujourd’hui disparues ou encore influentes au sommet de l’État.
« Faire parler les morts » pour éclairer les vivants
Wivine Moleka affirme que certaines vérités ne peuvent plus être ignorées. Elle cite notamment feu et comme des témoins clés qui, selon elle, auraient pu éclairer l’opinion publique sur des pratiques politiques controversées.
Elle raconte qu’à l’époque, Nsamba Kaputu l’aurait personnellement consultée sur des stratégies visant à convaincre Joseph Kabila de « ne plus obéir aux injonctions de Kigali ». Une affirmation qui, si elle était avérée, relancerait le débat sur l’indépendance décisionnelle du pouvoir congolais durant les années Kabila.
Accusations graves : influence étrangère et assassinats ciblés
Dans ses propos, Wivine Moleka va encore plus loin. Elle soutient que Nsamba Kaputu aurait été opposé à l’influence exercée par Paul Kagame sur Joseph Kabila, notamment concernant la transmission de rapports à Kigali.
Plus troublant encore, elle affirme que la mort de Nsamba Kaputu aurait été «décidée à Kigali et exécutée au Congo».
Une accusation extrêmement grave qui, à ce stade, ne repose sur aucune preuve publique, mais qui risque d’enflammer davantage la scène politique nationale.
Elle révèle également avoir été elle-même une cible, avant d’être sauvée grâce à l’intervention de , qui aurait plaidé sa cause auprès de Joseph Kabila. Elle indique avoir ensuite été libérée par Kengo wa Dondo.
Un climat de peur et de silence
Selon Wivine Moleka, ces révélations sont restées longtemps enfouies en raison d’un climat de terreur politique :
«À l’époque, ouvrir la bouche, c’était signer son arrêt de mort.»
Elle décrit un système où toute opposition à certaines lignes de pouvoir exposait immédiatement à des représailles.
Relations RDC–Rwanda : des allégations humiliantes
Dans un passage particulièrement polémique, elle évoque une scène où aurait été giflé par Paul Kagame pour avoir présenté un rapport jugé hésitant.
Elle conclut ses propos par une formule choc, affirmant que Joseph Kabila aurait été « utilisé comme un chien », une déclaration qui ne manquera pas de susciter indignation et réactions dans les camps politiques.
Entre révélations et controverses
Ces déclarations, aussi spectaculaires soient-elles, restent à ce stade unilatérales et non corroborées. Elles interviennent dans un contexte politique déjà tendu, où la question des relations entre Kinshasa et Kigali demeure extrêmement sensible.
Reste à savoir si ces accusations donneront lieu à des enquêtes, des démentis officiels ou de nouvelles révélations.
Une chose est certaine : le silence est désormais brisé, et le débat relancé.
Fatshi BWANGA
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