Depuis des mois, une petite musique s'est installée dans les salons feutrés de l'opposition et chez certains observateurs politiques : celle d'un Président Félix Tshisekedi qui aurait perdu tout crédit dans l'Est.
Le récit était huilé, rodé, répété à l'envi : Goma aurait tourné le dos à Kinshasa.
Puis, le terrain a parlé. La qualification des Léopards pour les 16èmes de finale de la Coupe du Monde n'a pas été seulement une victoire sportive ; elle a été un révélateur politique brutal.
Le bruit des bottes contre le cri du cœur
Dans une ville pourtant sous le contrôle de l'AFC/M23, c'est un nom qui a résonné, scandé avec une ferveur qui ne trompe pas : « Fatshi Béton ».
Ce n'est pas un détail. C'est une gifle monumentale assénée à ceux qui prétendent parler au nom du peuple tout en étant totalement déconnectés de son pouls. Pendant que certains rêvaient de voir Goma acclamer le chef rebelle Nanga, le peuple a choisi son camp. Il a prouvé une évidence que beaucoup feignent d'ignorer : on peut occuper des rues avec des armes, mais on ne peut jamais imposer l'adhésion des consciences.
une illusion de pouvoir face à la réalité du terrain
À tous ceux, qu'il s'agisse de Fayulu, Epenge, de la CENCO, du C-64 ou des autres figures qui misent sur la fragilité de la nation pour espérer une percée politique, ce moment est un rappel salutaire :
● L'occupation n'est pas une légitimité : Tenir un territoire par la force est une chose, le gouverner durablement en est une autre.
● La volonté populaire est têtue : Le peuple de Goma a démontré que son attachement à la souveraineté nationale dépasse les calculs politiciens.
● L'échec du chaos : Ceux qui espèrent accéder au pouvoir sur le dos de l'instabilité et des groupes armés se heurtent à un mur de dignité.
L'histoire est un juge impitoyable. Elle retiendra que dans les moments les plus sombres, la légitimité ne s'est jamais construite au bout d'un fusil ou dans les communiqués de presse déconnectés. Elle naît dans les urnes et se maintient par la confiance des citoyens.
Aujourd'hui, Goma a donné une leçon de patriotisme qui résonne bien au-delà de ses frontières provinciales. Le Congo appartient aux Congolais. Et face à cette vérité historique, aucun projet fondé sur la violence, aucune manœuvre de salon et aucune tentative de déstabilisation ne pourra effacer cette réalité : le Congo restera debout, uni, et définitivement inaccessible aux marchands d'illusions.
Rédaction
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