Le célèbre prêtre catholique, l'abbé Blaise Kanda, affectueusement surnommé le « Lépreux Pro Max » pour son attachement indéfectible à sa patrie, a été reçu en audience par le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une rencontre au sommet qui a permis au prélat de réitérer son soutien sans faille au Commandant Suprême en ces temps de turbulences géopolitiques.
Une invitation spirituelle au sommet de l'État
Au-delà des enjeux nationaux, cette audience s'inscrivait également dans un cadre pastoral important pour le diocèse de Mbujimayi. L'abbé Blaise Kanda est venu apporter les prières de sa communauté et formuler une invitation officielle :
«Je suis allé, entre autres choses, lui assurer de mes humbles prières qui sont aussi celles de mes paroissiens et de tous ceux qui nous soutiennent. Nous l’avons respectueusement invité à venir rehausser de sa présence la messe de l’imminente dédicace de la Paroisse Universitaire Notre Dame de l’Espérance (PUNDE).»
Face à l'agression : «Le Congolais refuse de vendre sa vigne»
Alors que la République Démocratique du Congo continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs dans l'Est, l'abbé Kanda a profité de cette tribune pour condamner fermement les agresseurs du pays et saluer l'action diplomatique du Président. En usant d'une métaphore biblique puissante (l'histoire de Naboth face au roi Achab), il a illustré la résistance du peuple congolais face aux ambitions du régime rwandais :
«J’ai condamné le Rwanda et ses suppôts. En ma qualité de chantre du bien, j’ai béni les voyages du Chef et sa diplomatie agissante dont les fruits doux font aujourd’hui des jaloux. Avec Fatshi à la tête du Congo, l’ennemi a compris que les Congolais, dans leur majorité, sont des Naboth qui refusent de vendre leur vigne et leur dignité au roi Achab, à Kagame.»
Pour le prélat, l'unité nationale ne souffre d'aucun doute. Il en veut pour preuve la ferveur populaire qui entoure actuellement les exploits de l'équipe nationale de football :
«En scrutant la liesse populaire suscitée par les performances des Léopards à la Coupe du Monde, nous nous sommes dits que la balkanisation de la RDC, brandie telle l’épée de Damoclès par certaines langues, ne viendra jamais de notre population qui tient mordicus à ses intangibles frontières !»
L'hommage à l'humanisme de Félix Tshisekedi
Rappelant une formule célèbre de l'homme d'affaires et collectionneur d'art regretté Sindika Dokolo, l'abbé Blaise Kanda a mis en avant les qualités humaines du Chef de l'État, affirmant que son rôle de prêtre ne l'empêchait pas de reconnaître ce fait :
«"Tshisekedi, c’est le genre de personnes que tout le monde voudrait avoir comme ami." Comme prêtre de l’Église Catholique Romaine, mon cerveau m’interdit de nier cette évidence.»
Un choix assumé : «Je ne suis pas neutre»
Loin d'une neutralité de façade, l'abbé Blaise Kanda assume pleinement sa position politique et citoyenne. Pour lui, le bilan et le contexte de guerre imposent un choix clair en faveur de l'actuel locataire du Palais de la Nation :
«Comme vous le savez, je ne suis pas neutre. Mon pays est en guerre et je soutiens le Chef de l’État. Et même si nous n’étions pas en guerre, je le soutiendrai toujours. En RDC, mon pays, en si peu de temps, nul n’a jamais fait autant que lui. Il faut souffrir d’une cécité volontaire pour ne pas voir ces lignes qui bougent.»
Le « Lépreux Pro Max » a conclu son message par une formule percutante qui résume parfaitement sa posture de bouclier spirituel et moral autour du Président :
« Fatshi a des juges, je suis son avocat. Il a des pourfendeurs, je suis son intercesseur. »
Jean-Paul Bashagaluse
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