À l’occasion de la commémoration de l’indépendance ce 30 juin 2026, le leader de l’opposition Martin Fayulu a haussé le ton. Dans une adresse solennelle à la Nation, le président de l’Ecidé a appelé le peuple congolais à descendre massivement dans la rue le lundi 8 juillet prochain pour faire barrage au projet de révision de la Constitution et exiger le départ du chef de l'État, Félix Tshisekedi.
Le climat politique s'alourdit en République Démocratique du Congo.
Alors que le pays célèbre ses 66 ans d'indépendance, Martin Fayulu a choisi cette date hautement symbolique du 30 juin pour fixer un nouveau cap à la contestation de l'opposition. Face aux velléités de modification de la loi fondamentale, l'opposant passe à la vitesse supérieure en activant le levier de la rue.
Un front du refus contre « la violation de la loi fondamentale »
Pour Martin Fayulu Madidi, le projet de révision constitutionnelle actuellement en débat représente une ligne rouge franchie par le pouvoir en place. Il qualifie cette initiative de tentative flagrante de violation des textes fondateurs de la République.
«Nous devons nous opposer de toutes nos forces à cette démarche qui menace les acquis démocratiques de notre nation.»
Dans son allocution, le leader de l'opposition a également formulé une exigence radicale : la démission pure et simple du président Félix Tshisekedi, estimant que la gouvernance actuelle ne répond plus aux aspirations légitimes de la population.
Hommage aux victimes et mobilisation générale
Cette déclaration a aussi été l'occasion pour l'opposant de rendre un hommage appuyé aux victimes des événements tragiques du 12 juin dernier, inscrivant la future mobilisation dans la continuité du sacrifice des manifestants.
La journée du lundi 8 juillet 2026 s'annonce donc sous haute tension dans les principales agglomérations du pays :
• Une mobilisation simultanée : La marche est prévue pour couvrir Kinshasa ainsi que plusieurs grandes villes de la RDC.
• Un test majeur : Cette manifestation mesurera la capacité de mobilisation de l'opposition face au calendrier politique du gouvernement.
• Les revendications clés : Le rejet total du changement de la Constitution, la mémoire des victimes des récentes violences et la réclamation d'une alternance politique.
Alors que les états-majors politiques affûtent leurs armes, tous les regards se tournent désormais vers le 8 juillet pour observer l'ampleur de ce nouveau bras de fer dans la capitale et en provinces.
Fatshi BWANGA
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